L'Histoire de John Law

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Cet homme c'est John Law, un Anglais de bonne famille devenu monétariste qui a inventé le billet de banque et la "planche à billets" ou "monnaie de singe" afin de sauver la France en faillite de Louis XV.

Avec toutes les planches à billets lancées aujourd'hui de manière frénétique par la Federal Reserve, la Bank of Japan, la Bank of England et la Banque Centrale Européenne - des milliards de milliards d'euros, dollars, yens et livres - de fausse monnaie, l'extraordinaire livre du président Adolphe Thiers est totalement contemporain et furieusement d'actualité.

Intégralement illustrée et mise à jour en langue contemporaine par le Pr. Anne-Marie Bruyant, cette narration de la France ruinée par l'invention de la fausse-monnaie/planche à billets raconte aussi l'imminente faillite de la France pour exactement la même raison : l'usage de la fausse monnaie par la Banque Centrale Européenne, la Fed et la Bank of Japan!

Ce livre exceptionnel du président Thiers avec le dossier original de Pierre Jovanovic est à lire absolument pour comprendre que la seule politique menée par les économistes actuels n'est en réalité qu'une politique de faussaires "inspirés par le démon" selon Goethe.

La "Sympathie pour le Diable" des Rolling Stones est en réalité leur sympathie pour... John Law!

L'Histoire de John Law et de sa première planche à billets qui a ruiné la France, et qui continue à ruiner le monde aujourd'hui

« Ci gît cet Écossais célèbre, Ce calculateur sans égal, Qui, par les règles de l'algèbre, A mis la France à l’hôpital  »

« John Law, inventeur de la monnaie papier, est devenu, au fil du temps, un personnage diabolique, « star  » des dessins satiriques, puis des pièces de théâtre, des romans, des opéras, du cinéma et même du « rock & roll  ».

"Les Français, eux, l'avaient immédiatement identifié au Diable quand Law leur interdit de posséder de l'or chez eux, et instauré la délation officielle pour ceux qui n'acceptaient pas ses billets de banque sans valeur! "

Chant populaire de l'époque John Law

« Aussitôt que Law arriva
Dans notre bonne ville,
Monsieur le Régent publia
Que Law [ Lass ] serait utile
Pour rétablir la Nation.

La faridondaine, la faridondon !

Mais il nous a tous enrichi, Biribi !
À la façon de Barbari, mon ami !

Cet escroc, pour attirer
Tout l’argent de la France,
Songea d’abord à s’assurer
De notre confiance...

Il fit son abjuration,
La faridondaine, la faridondon !
Mais le fourbe s’est converti, Biribi !
À la façon de Barbari, mon ami !

Law, le fils aîné de Satan
Nous met tous à l’aumône,
Il nous a pris tout notre argent
Et n’en rend à personne.

Mais le Régent, humain et bon,
La faridondaine, la faridondon !
Nous rendra ce qu’on nous a pris, Biribi !
À la façon de Barbari, mon ami !


~ Les artistes sont des prophètes ~

Cela fait partie des mystères absolus de la créa­tion, celle qui annonce le futur par le biais d'un artiste, mais qui ne sera compréhensible que 40 ans plus tard. Sans le savoir, en 1972, le photographe le plus en vue du magazine « Vogue  » l'Anglais David Bailey, déjà célèbre pour avoir épousé Catherine Deneuve, a réussi à immortaliser dans son Mamiya 6x6 non seulement Alice Cooper, mais aussi l'accord international bafoué de Bretton Woods, la déconnexion du dollar du stan­dard or annoncé le 15 mai 1971 ( « le dollar est notre monnaie, mais c'est votre problème  » ), l'impérialisme mo­nétaire américain qui va en découler jusqu'à aujour­d'hui, et surtout, sur­tout, la planche à billets inventée par John Law.

Il va de soi que ni les musiciens du groupe, ni David Bailey n'avaient songé à tous ces points, la poli­tique monétaire étant le dernier de leurs soucis, si tant est qu'ils en aient eu à ce moment compte tenu de toutes les bouteilles vidées et de toutes les drogues fu­mées, sans parler des orgies menées avec les groupies quasiment 24h sur 24 ( sous drogues et alcool )...

Pour les besoins de la photo, le manager du groupe réussit à obtenir le prêt ( au sens propre ) de 1 million de dollars en coupures de 100, 50, 20, 10, 5 et 1 dollar d'une banque américaine installée à Lon­dres. Le camion avait été escorté tôt le matin par des « bobbies  » jusqu'au studio-photo-loft de David Bai­ley. Cela ne se voit pas sur le cliché, mais hors champ, à gauche et à droite, se trouvaient deux gardes armés, qui veillaient à l'intégrité de la somme. Et personne n'avait le droit d'entrer ni de sortir, y compris la petite Lola Pfeiffer, le bébé maquillé style yeux « vampire  » d'Alice Cooper.

Ce qu'il y a de totalement FASCINANT dans l'organisation créative de ces photos est la présence des armes tenues par les musiciens, des mitraillettes bra­quées sur le spectateur. La menace est claire : « le dol­lar ou une balle dans la tête  ». Sans le savoir, Bailey a photographié l'imposition par la force de la toute nou­velle monnaie de singe-dollar au reste du monde par le gouvernement américain ( on est en 1972, quelques mois seulement après l'annonce de la « sortie de l'or  » de Richard Nixon du 15 août 1971 ).

Mais ce n'est pas le seul élément totalement sidé­rant. Observez bien la photo. Vous y voyez au premier plan des lapins, 8 au total, qui gambadent sur les mas­ses de billets amoncelés. À l'époque, la presse s'était demandée ce que ces lapins venaient faire dans la photo... imaginant qu'il s'agissait des repas du fameux boa avec lequel Alice Cooper chantait sur scène. Er­reur.

PHOTO La publicité pleine page de la Warner Brothers publiée dans tous les magazines de musique rock ( genre Melody Maker, Rolling Stone, etc.) américains et anglais pour la sortie dans les bacs du 45 tours « No More Mr Nice Guy  » extrait du 33 tours « Billion Dollar Babies  ». © Warner Bros 1973

Le serpent, justement, n'avait pas été convié à la séance pho­to chez Bailey. L'explication est bien plus profonde. Comme une démonstration précise des thèses de Sigmund Freud, Bailey et Cooper ont illustré la plan­che à billets sans même y prêter attention. Ici l'invisible s'exprime clairement à travers les artistes.

PHOTO Une planche à billets est par définition infinie. Comme la re­production des lapins. La période de ges­tation d'un la­pin est d'environ 30 jours et donne entre 4 et 12 pe­tits. Si un mâle vit à ses côtés en perma­nence, la fe­melle accouche ( suivant la race ) tous les mois. De fil en aiguille, un couple donnera ainsi nais­sance, de gé­nérations en générations, à 6.765 lapins, puis 32.220, etc., selon le mathématicien italien Leonardo Fibonac­ci, le premier à s'y être intéressé dès l'an de grâce 1202. © Getty Images

Techniquement, même les lapins sont plus lents que la planche à billets « dollars  » de la Federal Re­serve. Cependant, par leur seule présence sur la photo, silencieusement, mais clairement, ils disent que tous les billets sont en fait issus d'un processus de « repro­duction  » identique et infini.

Formulé autrement par David Bailey : des dol­lars qui se reproduisent comme des lapins. Ou l'in­verse : des lapins qui se reproduisent comme le dollar américain ( à partir de 1972 ). Mais ces correspondances ahurissantes de clair­voyance ne s'arrêtent même pas là ! Dans le tout premier clip vidéo « Elected  » du groupe ( sur la chanson « Elected  », la voix de Richard Nixon est clairement audible ! ) réalisé pour la promo­tion de « Billion Dollar Babies  », on voit tout à coup un chimpanzé surgir, pous­sant une brouette remplie de dol­lars, billets qu'il finira même par manger ! Impossible d'avoir une meilleure illustration pour la monnaie de... singe ! « Monkey business  » en anglais.

PHOTO Dans le clip video de la chanson Elected réalisé en 1973, Alice Cooper fit venir un singe qui poussait une brouette remplie de dollars...

PHOTO Le chimpanzé finit par manger les billets... DR

Enfin, dernier clou pour le cercueil rempli de fausse monnaie de la Federal Reserve sur le modèle John Law, la pochette-écrin de l'album 33 tours, réali­sé en peau de boa et en forme de portefeuille. L'auteur inspiré en est Ernie Cefalu, du studio Pacific Eye & Ear de Los Angeles. Cefalu ( deve­nu de­puis l'un des plus grands directeurs artistiques de Hol­lywood ) imagina une pièce d'or en carton ( annonçant là les ETF-or modernes), accom­pagnée d'un billet de banque géant de 1 milliard de dollars émis par la « Fe­deral Reserve  » ! Encore plus fort : sur le billet, son col­laborateur Joe Petagno dessi­na le serpent ( le futur « serpent moné­taire  » imaginé par Valéry Giscard d'Es­taing, ministre des Finances ) qui accompagne Alice Cooper sur scène, et attribua à la Fed le symbole de la... Méduse.

PHOTO Selon Alice Cooper, la Méduse est le symbole de la Federal Reserve Appréciez le « A. C.  » au lieu de « D. C.  » Détail du billet de 1 milliard de dollars dans l'album Billion Dollar Babies © Warner Bros 1973

À sa façon, Petagno compléta, sans le savoir, l'idée que la monnaie de singe se termine toujours dans un désastre. Les textes antiques grecs nous expli­quent en effet que la Méduse vit sa tête décapitée par Persée. Celui-ci l'offrit à Athèna pour la remercier. Et effectivement, tous ceux qui prirent la Méduse comme nom ou symbole finirent de la même façon. Les exemples les plus connus étant le navire La Méduse de la Ma­rine Nationale qui coula et donna le fameux ta­bleau « Le Radeau de la Mé­duse  » ( les survivants se sont man­gés sur le radeau ), synonyme depuis de débâcle abso­lue (!!!), et bien sûr le couturier Versace, qui fît de la Méduse son symbole ainsi que celui de la marque, et qui finit assassiné le 15 juillet 1997.

Encore plus fou, An­drew Cunanan, son meur­trier, lui mit non pas une balle dans la tête, mais deux, ce qui fît que la police découvrit une scène ma­cabre parfaitement digne du texte grec ( Persée déca­pitant la Méduse ), avec le corps de Gianni Versace sans sa tête, mais les milliers de morceaux de son crâne et de son cerveau collés par­tout sur les murs et le sol. Selon la vision de Joe Petagno, c'est précisément ce qui attend aussi la Fed.

En somme une répétition de ce qui arriva au « Système  » de John Law. Et je ne suis pas certain qu'Alice Cooper, David Bailey, Joe Petagno et Ernie Cefalu, quatre artistes totalement indé­pendants et exer­çant chacun un art différent, aient eu des notions de politique moné­taire, ou qu'ils fussent fami­liers avec John Law, si tant est qu'ils aient su qui il a été... Les artistes sont des prophètes, et ils nous ont li­vré, du plus profond de leur inconscient, le futur avec presque un demi-siècle d'avance. Et dans tous les cas, c'est bien l'œuvre majeure de John Law, la planche à billets, qui a été photographiée dans son ensemble par David Bailey.

Et si vous regardez bien le Diable dans l'estampe ( époque de Law ) ci-dessous, eh bien on y retrouve l'ambiance de la photo de Bailey avec Alice Cooper !

Étonnant, vraiment.

~ John Law dans l'actualité ~

Bien que trois siècles environ se soient écou­lés de­puis la mort de John Law, le banquier est toujours dans l'ac­tualité, té­moin ce numéro de l'hebdoma­daire le Nouvel Observa­teur qui, fin 2012, l'avait mis à la « une  » de son hors-série « spécial éco­nomie  » ! Law se retrouve ainsi aux cô­tés du tristement célèbre financier Serge Stavis­ky, du ban­quier James Rothschild, de la fameuse ban­quière an­glaise Blythe Mas­ters de la JP Morgan et de l'ancien prési­dent de la Federal Re­serve, Alan Greens­pan l'em­pereur de la « fausse monnaie  » amé­ricaine. En 2011, la chaîne Arte lui consacra un téléfilm de très grande qualité historique et artistique signé Wolf Truchsess von Wetzhausen et Stefan Jäger. En 2015, son nom et sa silhouette envahirent les murs de Paris à nouveau, grâce à la pièce de théâtre « Le Système » d'Antoine Rault ( qui a éga­lement écrit « Le Diable Rouge  » pièce nommée sept fois aux Molières ). Deux acteurs connus du public, Lorant Deutsch et Stéphane Guillon ont permis à John Law de se rappeler à nouveau au bon souvenir des Français, environ 300 ans plus tard ! Remarquez que l'auteur du « Diable Rouge  » a choisi John Law dans la foulée de son inspiration. Ce n'est pas innocent.

PHOTO La pièce sur John Law d'Antoine Rault jouée par Lorant Deutsch parcourt la France depuis 2015. DR

PHOTO Le hors série du Nouvel Observateur sorti en 2012. Law occupe la « une  » avec les plus grands noms de l'éco­nomie, de la banque et de l'arnaque. DR

PHOTO John Law racontant sa vie et expli­quant ses décisions au philosophe Montesquieu dans le téléfilm remar­quable d'Arte co-réalisé par les Alle­mands Wolf Truchsess von Wetzhau­sen et Stefan Jäger en 2011. Plusieurs banquiers allemands et his­toriens universitaires expliquent le contexte ce qui permet de mieux com­prendre la réussite soudaine de John Law, en particulier son génie du calcul mental et des statistiques / probabili­tés dont il a été un utilisateur précur­seur dans les cabinets de jeux. DR

PHOTO Un dessin animé canadien réalisé par Richard Condie a l'avantage de résumer « L'affaire Law  » en 11 minutes. Un peu trop rapide, mais donne une bonne idée des mécanismes mis en place, et qui agissent encore aujourd'hui. DR

~ John Law en action au XXIe siècle ~

La multinationale américaine Enron est un exem­ple contemporain du « Système John Law  » et de ce que représentent deux escroqueries cumulées : d'une part la planche à billets américaine ( directement issue de la tête de John Law ) et d'autre part, et surtout, surtout, des bilans comptables totalement faussés et qui res­semblent « trait pour trait  » aux prévisions fantaisistes des fortunes que devait rapporter le Mississippi !

Imaginez par exemple que le gouvernement américain, via la SEC, avait accepté que Enron déclare dans son bi­lan des chiffres d'affaires à venir ( contraire­ment à « réalisés  » ) ! Et aussi que son commissaire aux comptes, la firme Ar­thur Andersen, avait non seulement appuyé le ma­quillage des comptables d'Enron, mais également vali­dé le sys­tème du « chiffre estimé à venir  », ou plus exactement un chiffre d'affaires largement surestimé au point d'être estimé précisément pour fausser le bilan, communiqué pourtant au public chaque trimestre.

Cette astuce « à la John Law  » a ainsi permis aux diri­geants d'Enron de tenir leur arnaque 10 ans et de reporter, ou plutôt de déplacer toutes les per­tes dans des « véhicules finan­ciers  » exotiques ( sociétés indépen­dantes, souvent off-shore ). Et vous n'allez pas le croire, les banques créan­cières d'Enron ( JP Morgan, Meryll Lynch, etc.) ache­taient joyeusement les parts !

« Il a fallu 10 années à En­ron pour passer de 10 mil­liards de dollars d'actifs à 65 mil­liards d'actifs  » a déclaré l'avocat des salariés spoliés de leur capital retraite (SUITE DANS LE LIVRE)

Tables des Matières

Partie I : Dossier de Pierre Jovanovic............5

De Goethe aux Rolling Stones et Alice Cooper....7

Les artistes sont des prophètes le cas de la photo réalisée par David Bailey pour l'album « Billion Dollars Babies  » d'Alice Cooper. Et comment John Law s'est glissé dedans.......23

John Law dans l'actualité....33

John Law en action au XXIe siècle.....35

Le Système Law depuis 2008.........41

Comment l'État copie Law en 2016......43

Partie II : Le texte d'Adolphe Thiers.........45

1 Premières années, Premières idées...47

2 John Law parcourt l'Europe et propose son « Système économique de Law  »....63

3 La « Banque Générale  » & La « Compagnie d'Occident  »...81

4 Les oppositions et les soutiens de Law...91

5 La rue Quincampoix devient le lieu où tout se passe...107

6 Dans la rue Quincampoix les péripéties se succèdent......127

7 L'irrésistible ascension de John Law...135

8 Les premiers avertissements...143

9 John Law persiste et signe....151

10 Plus dure sera la chute du « Système  »..177

11 Le retour des « Anti-Système  » : les réactions en chaîne..185

12 Chronique de l'explosion du Système....205

13 Épilogue L'analyse d'Adolphe Thiers....215

- "Vraiment très sympa , intéressant."