Biographie de l'Archange Gabriel

22,75 €

Quantité

  • Paiement sécurisé Paiement sécurisé
  • Livraison en 48H Livraison en 48H
  • Les livres sont déductibles des frais professionnels Les livres sont déductibles des frais professionnels
  • Offrez le en cadeau Offrez le en cadeau

Biographie de l'Archange Gabriel

NOUVELLE VERSION MISE A JOUR ET ENRICHIE 2006

Cette Biographie de l'Archange Gabriel est tout particulièrement dédiée à Joszef Thadeus Milik, génie déchiffreur des Manuscrits de la mer Morte et à ma fille Gabrielle, afin qu'elle sache qui est l'Archange dont elle porte le nom.

Gabriel ( Dieu est ma Force )

 

« Quiconque m'aura confessé devant

les hommes, le Fils de l'homme le confessera aussi devant les Anges de Dieu.

Mais qui m'aura renié devant les hommes,

sera renié devant les Anges de Dieu »

Luc, 12:8-9

 

« Celui qui n'a pas de femme

n'est pas un homme complet »

Talmud de Babylone

« Quiconque est ennemi de Gabriel doit connaître que c'est lui qui, avec la permission d'Allah, a fait descendre sur ton coeur cette révélation qui déclare véridiques les messages antérieurs et qui sert aux croyants de guide et d'heureuse annonce »

Coran

« L'État, c'est moi »

Louis XIV

« Moi, Je suis Gabriel, qui me tiens devant Dieu »

Archange Gabriel

« Noli me timere »

« Ne me crains pas »

 

~ 1 ~

À LA RECHERCHE DE

L'ARCHANGE GABRIEL

In my time of dying,

Want nobody to moan.

All I want for you to do,

Is take my body home.

Well well well so I can die easy.

Well well well so I can die easy.

Oh Gabriel,

Let me blow your horn,

I never did no wrong,

Did no wrong.

Led Zeppelin, My time of dying in Physical Graffiti, Swansong Records.


L'Archange Gabriel est apparu aussi bien à Marie qu'à Mahomet. Il est présent aussi bien sur les poteries sumériennes que dans les textes hébreux, et pourtant, personne à ce jour ( c'est-à-dire en 2000 ans ), n'a daigné rédiger sa biographie. Mais après la lecture de ce livre, on comprend : Gabriel représente un sujet dangereux pour la moralité de tous ceux qui s'imaginent qu'il n'est qu'un gentil Ange asexué.

Avant cette curiosité intense pour les Anges qui s'est traduite par le livre Enquête sur l'Existence des Anges Gardiens1, j'étais persuadé comme beaucoup d'entre-nous, que l'Ange Gabriel n'était apparu qu'à Marie de Nazareth, et que dans ce contexte il ne lui était pas venu à l'esprit de visiter et d'annoncer à d'autres personnages sur d'autres rivages, d'autres nouvelles toutes aussi importantes. Je pensais que son rôle de messager avait été limité exclusivement au périmètre « classique » du Christ.

Mais voilà, trahison, l'Archange Gabriel a égale­ment visité la Mésopotamie, Israël, la Nouvelle-Zélande et même l'Arabie Saoudite où il a dicté patiemment pendant 22 ans le Coran à Mahomet, sourate après sourate. On peut légitimement s'étonner que le messager mythique de la chrétienté ait pu commettre une telle infidélité. Si vous posez cette question à diverses personnalités ecclésiastiques, à un rabbin, ou tout simplement au curé de votre paroisse, vous découvrez très vite que leurs réponses, après une bonne minute de silence, commencent à tourner dans le vide, tout comme leurs neurones, non programmés pour traiter cette question. Au mieux, on obtient « les voies de Dieu sont impénétrables » ou incompréhensibles, suivant la confession, lorsque l'existence des Anges elle-même n'est pas remise en question. Dans le meilleur des cas, on vous dira que le Gabriel de Mahomet n'est pas le même que celui du Christ...

Et pourquoi ne serait-il pas le même ? Peut-on imaginer le célèbre Archange Gabriel permettre qu'un autre Ange  déchu par définition  commette une telle usurpation d'identité ? Impensable. Et d'abord que savons-nous réellement de lui ? Rien. Pourtant, plus de 2 millions de personnes sur cette terre portent son prénom. Si nous avons plus de commentaires et d'interprétations des textes bibliques que d'étoiles dans le ciel, à ce jour, il n'existe aucun livre détaillant l'oeuvre de cet Ange définitivement stratégique et politiquement incorrect, hormis celui-ci.

Pour tenter de comprendre, j'ai donc rassemblé et disséqué toutes les informations disponibles sur cet Archange si mystérieux et si contradictoire, mais dont chaque mission et chaque parole prononcée laisse une trace indélébile : Gabriel est le dénominateur commun des trois plus grandes religions, prêtes aujourd'hui à s'affronter. Si les bibliothèques mondiales regorgent d'ouvrages traitant des effets de sa visite chez Marie de Nazareth ou sur la psychologie du Prophète, nul auteur n'a voulu suivre l'Ange Gabriel  de la classe des Arch­anges  et plus particulièrement des « sept esprits qui se tiennent nuit et jour devant le Trône de Dieu », dans son cheminement à travers l'Ancien Testa­ment des juifs, le Nouveau Testament des chrétiens ou le Coran des musul­mans.

Pourquoi ?

Parce que toutes les informations mises bout à bout bousculent l'idée que Rome a tenu à nous imposer. Mais lorsque nous sommes obligés de faire un détour parce que des passagers musulmans se sont prosternés vers La Mecque pour prier, et ce juste devant votre porte d'embarquement à Roissy, c'est un écho de Gabriel. Lorsque vous entrez dans une église et qu'une récitation sourde du chapelet arrive à vos oreilles, c'est à nouveau un écho de Gabriel. Les rabbins qui interprètent les rêves sur la base des textes sacrés, c'est encore lui. Dans les plus beaux tableaux du Louvre, de Florence et du Vatican, on retombe sur cet Ange. Impossible d'ouvrir un livre d'art sans trouver au moins une Annonciation. Et les plus grands, de Léonard de Vinci à Gabriel Dante Rossetti, en passant par Fra Angelico et même Eric Hebborn, se sont appliqués à le peindre en plein exercice de sa fonction, comme s'ils avaient voulu saisir, fixer cet instant crucial de l'histoire humaine.

On le constate, l'Archange Gabriel, bien qu'invisible ou inexistant, est incontournable et omniprésent. Il a annoncé la naissance du Christ et il annoncera aussi, selon d'autres textes, la Fin du monde, au son des trompettes. Compte-tenu donc des effets de ses visites terrestres précédentes, j'ai étudié cet Archange que l'Islam déclare être  en plus  le chef de tous les Anges gardiens ! Alors d'où vient-il, qui visite-t-il, quand, comment et pourquoi ? Après plusieurs années de documentation et de recherches, la mise en forme de toutes les informations le concernant m'a permis de dresser un portrait totalement inattendu du plus médiatisé et aussi du plus discret des Anges. Voyage entre Terre et Ciel en compagnie du plus mystérieux des Archanges dont l'auteur Nuruddin Ar'Raniri2 nous dit :

« Entre ses yeux se trouve le Soleil car ses cheveux sont composés de toutes les étoiles que nous obser­vons.

Chaque jour que Dieu fait, Gabriel plonge 365 fois dans la Mer de Lumière afin que chaque goutte d'eau qui dévale de ses ailes puisse créer un nouvel Ange gardien ».

~ 2 ~

STATION

SUMER-BABYLONE


ou le jardin d'enfants de Gabriel



Before I talk

I should read a book

Mesopotamia

That's where I wanna go,

But there's one thing that

I do know,

Mesopotamia

That's where I wanna go

B'52, Mesopotamia in Mesopot­amia Warner Bros Records



Le temps est l'allié le plus précieux des historiens car il détermine l'important de l'inconsistant, y compris chez les dieux. En effet, même si les divinités vivent bien plus longtemps que les hommes, elles ne résistent guère mieux au travail du sablier. Le pouvoir intemporel est tout à fait rela­tif. Amon par exemple, le dieu le plus glorieux de la civilisation égyp­tienne a vécu sous cette dénomination un peu plus de 2500 ans, bien que certains spécialistes disent qu'on l'a retrouvé plus tard sous les traits du dieu grec Zeus, puis du romain Jupiter-Ammon. Passant de l'état de divi­nité obscure d'un village perdu à celui d'une divinité souveraine céleste, Amon3 a vécu ses plus belles années entre 1800 et 700 av. JC pour ensuite sombrer progressivement dans l'oubli.

Cependant, pour l'égyptien fervent vivant sous Sesostris III, tout comme pour le catholique du XXIe siècle, il n'est pas pensable que son dieu puisse être un jour rayé de la carte comme Jupiter ou Thor, quelques-unes des milliers d'autres divinités disparues corps, âmes et temples, dans le fleuve de l'oubli. Mais, contrairement à ces dieux qui apparaissent et disparaissent après avoir occupé le devant de la scène,  Andy Warhol aurait pu dire « 2000 ans de gloire »  les apparitions de l'Ange Gabriel sont relativement régulières et ce depuis presque 5000 ans, puisque son nom est d'origine sumérienne, zone géographique qui a révélé aux archéologues les premières représentations d'Anges, comme par exemple dans la ville d'Ur où une silhouette humaine ailée, gravée dans la pierre, verse de l'eau dans la coupe du roi.




« La racine sumérienne du mot Gabriel est GBR et signifie "gouvernorat"4 ou "gouverneur" » explique Malcolm Godwin, tout en ajoutant : « certains spécialistes disent que cela veut aussi dire Gibor, c'est-à-dire "puissant" ou "héros"5». Peu importe. Les prêtres sumériens parlaient déjà de Gabriel sous le nom de Gabr, ou Gbr, un esprit qui dépendait de la déesse Ninhursag6, source de toute vie, accouchant des planètes et toujours représentée avec une couronne de feuilles sur la tête, et une branche fleurie dans la main en signe de fertilité, sorte de précurseur sumérien de Marie. Les textes cunéiformes sur les tablettes d'argile qui nous sont parvenues la décrivent comme une déesse solitaire qui, pour s'isoler du brouhaha des autres dieux et de la chaleur, décida un beau jour de créer un jardin rafraîchissant dans la plaine d'Edinu ( Eden). Elle demanda au Dieu des Ténèbres ( qui ne se déplace que la nuit donc ) d'ouvrir le sol afin que de l'eau fraîche puisse y couler et fertiliser huit graines de petits humains qu'elle avait plantées là7, histoire de passer le temps. Le Dieu s'exécuta, ouvrit la terre, fit jaillir des sources, et très vite la plaine d'Edinu se transforma en un vaste jardin luxuriant. On se trouve ici bien avant les textes hébreux de la Genèse8. Les témoignages archéologiques de cette époque lointaine appellent Ninhursag la « Dame de la Montagne » ou encore « la Dame de la Vallée », le suffixe hursag désignant toujours un territoire géographique, plus généralement une plaine9, au point que les monarques sumériens se flattaient sur leurs tablettes d'avoir été nourris à son lait. Plus tard, à la suite d'une mésaventure similaire à celle de la pomme du jardin d'Eden, Ninhursag décida de confier la surveillance de son jardin d'Edinu à l'esprit Gabr. L'ancestrale tradition hébraïque, suivant de très près la déesse sumérienne, présentera ( elle aussi ) Gabriel comme le gardien ou le gouverneur, du jardin d'Eden ! De plus, dans un autre texte cunéiforme, on retrouve également un premier messager divin nommé Gaga, qui effectue des aller-retours entre les humains et les dieux, prédécesseur d'Hermès. Gaga10 aussi délivre souvent ses messages dans des jardins. Dans sa célèbre compilation des légendes juives, Louis Ginzberg rapporte même l'histoire suivante qui confirme le côté « jardinier » de Gabriel :


« Lorsque Dieu a convoqué le groupe des Anges sous le contrôle de Michaël et qu'Il a demandé leur opinion sur la création de l'homme, ils ont répondu avec défiance :

"Qu'est-ce que l'homme pour qu'il vous préoccupe tant ? Et le fils de l'homme pour que vous le visitiez ?"

Alors Dieu étendit son petit doigt et tous furent consumés par le feu, à l'exception de leur chef Michaël. Et le même destin emporta le groupe d'Anges sous le commandement de l'Archange Gabriel  de la destruction ».


Informé du destin tragique de ses camarades du paradis, l'Archange Raphaël et ses Anges compagnons se soumettent aussitôt à la volonté de Dieu en Lui promettant de s'occuper de l'Homme :


« Finalement, lorsque les Anges donnèrent leur consentement à la création de l'Homme, Dieu dit à Gabriel :

"Va et rapporte-moi de la poussière des quatre coins de la Terre, et je vais créer l'Homme avec".

Gabriel s'apprêta à exécuter l'ordre du Seigneur, mais la Terre le repoussa pour l'empêcher de ramasser de la poussière. Gabriel s'étonna :

"Pourquoi Terre n'obéis-tu pas à la voix du Seigneur qui t'a sorti des eaux ?"

La Terre répondit :

"Je suis destinée à être maudite, maudite à travers l'Homme, et si Dieu ne veut pas prendre la poussière lui-même, alors personne ne pourra en pren­dre".

Lorsque Dieu entendit cela, il étendit sa main et Il prit de la poussière de toutes les couleurs (...) rouge, noire, blanche, vert-rouge aux quatre coins de la planète et créa l'Homme (...) car quel que soit l'endroit où il mourra, et sera enterré, il retournera ainsi à la Terre11».


La tâche de l'Ange Gabriel, guère fatigante pour l'heure, consiste simplement à avoir un oeil sur les parcs et jardins d'une lointaine déesse sumérienne qui s'amuse à créer des êtres humains avec de l'argile12. Nous connaissons donc son premier travail :


Gardien de parc.


On note que Gabriel n'est pas issu d'une quelconque union entre divinités ou entre une divinité et un homme. Il est « autre chose », un esprit pur, venant du domaine des dieux, sans affiliation, et sans aucune légende destinée à le rendre, à terme, soit « divinisable », soit « humanisable ». Ceci revêt une importance capitale pour la suite des événements car toutes les études de « religions comparées » notent à quel point les dieux possèdent les qualités et les défauts qui permettent aux hommes de s'identifier à eux. Or, dès sa première apparition, bien floue pour l'instant, Gabriel est placé dans une catégorie à part, de laquelle d'ailleurs il ne bougera plus.


Le mot Eden possédant en sumérien une connotation de végétation luxuriante, de jardin abondant, les spécialistes ont tenté de localiser, comme on l'imagine, ce lieu où tout semble commencer pour le genre humain, comme d'ailleurs pour Gabriel. Avec l'appui de géologues, de linguistes et d'archéologues, ces experts ont estimé que ce jardin d'Eden se trouverait donc à l'est de la vallée mésopotamienne, entre les montagnes Ararat et Zagros. Logique : Sumer et la Chaldée, ou Mésopotamie, se situaient sur l'Iraq et l'Iran actuels, coincés entre deux rivières mythiques, l'Euphrate et le Tigre, raison pour laquelle Mésopotamie veut dire « entre les deux rivières13».

La partie sud de cette région fut occupée par les Sumériens et la partie nord par les Akkadiens, rejoints plus tard par les Assyriens. Leur progressive fusion a naturellement créé la Babylonie avec en son centre la géniale ville de Babylone. Ce que les archéologues connaissent aujourd'hui avec certitude des Sumériens est leur maîtrise étonnante, compte-tenu de l'époque, des études astronomiques, études qui prirent leur essor vers 2800 av. JC. En effet, ces prêtres avaient déjà réussi à compter le temps sur une base 60, et à identifier les cinq planètes nommées Ishtar, Nergal, Nelo, Mardock et Ninib14! En clair, si vous lisez aujourd'hui votre horoscope à la dernière page du Figaro Madame, c'est directement grâce à leurs prêtres qui furent les premiers à établir une liaison entre le destin des hommes et les étoiles qui les gouvernent  de faire des sacrifices à leurs dieux et déesses ( Ishtar entre autre ), et leurs « vierges sacrées » de s'unir aux fidèles dans les temples, garantissant ainsi au clergé une assiduité sans égal15. A l'époque, sexe et religion faisaient très bon ménage et c'est justement cette particularité qui donnera cette réputa­tion sulfureuse à Babylone et à ses jardins suspendus.


Autre information précise, parvenue grâce aux archéo­logues français et allemands, est celle des cultes que les Sumériens vouaient à leurs esprits tutélaires, autrement dit à leurs Anges gardiens, ou encore esprits protecteurs particuliers, et aux esprits supé­rieurs des planètes. Gustav Davidson de l'Académie des Sciences de New York précisait même que « le nom d'origine chaldéenne Gabriel  Dieu est ma force  semble être inconnu des juifs avant la captivité16». Si on ajoute que ces mêmes Chaldéens vénéraient Michaël ( saint Michel ) presque comme un Dieu, on comprend alors mieux d'où viennent certaines traditions hébraïques. Les noms des esprits Michaël, Gabriel et Raphaël figurent d'ailleurs sur des coupes incantatoires trouvées lors des fouilles de Baby­lone et qui sont aujourd'hui exposées au British Museum de Londres.

En consultant le dictionnaire d'araméen ancien ( la langue des Babyloniens ) du Hebrew Union College Jewish Institute of Religion de Cincinatti, la signification de la racine GBR nous donne toujours les composantes « devenir fort », « devenir puissant », « exceller », ou encore « être fort », confirmant ainsi directement le « Dieu est ma force ». Et ce n'est que bien plus tard que les noms des esprits sumériens Gabri-el, Micha-el et Rapha-el intégreront les prières juives grâce aux rabbins exilés à Babylone. En effet, les tribus juives primitives de Canaan vénéraient le Dieu EL. En ajoutant el à Gabr, il y eut une sorte d'appropriation, ce qui nous a donné Gabriel.


Curieuse­ment, nous possédons une autre trace locale de Gabriel, celle d'une toute petite église existant déjà en l'an 359 après JC, perdue aux fin fonds de la Mésopotamie : le monastère de Mar Gabriel, aujourd'hui géré par l'Église orthodoxe syrienne. Et déjà à cette époque, la fête de Gabriel était célébrée le 18 décembre. Si l'origine sumérienne de Gabriel nous est certaine, en revanche nous n'avons guère plus de précisions. A vrai dire, les seules informations dont nous disposons pour le moment se résument à son nom et à sa fonc­tion, assez similaire à celle d'un figurant dans une pièce de théâtre, fût-elle le jardin d'Eden. D'autres en revanche, semblent nettement plus informés : un exégète musulman par exemple, se basant sur un Evangile apocryphe, l'Evangile de Barnabé, nous dit qu'après le péché d'Eve17, Adam avait juré de s'émasculer ( ! ). Mais Gabriel, en charge du jardin d'Eden, est immédiatement intervenu pour l'en dissuader, et, à la place, lui coupa seulement le prépuce en disant : « chaque descendant d'Adam doit accomplir le serment d'Adam et se circoncire18». Donc, cela voudrait dire que tous ceux qui n'ont plus de prépuce doivent cette torture à Gabriel ! ( on retrouvera dans d'autres religions cette relation entre Gabriel et les organes génitaux ). On apprend aussi qu'une fois éjectés du Paradis, Adam et Eve furent séparés et passè­rent plus de 200 ans à se chercher. Adam tomba sur une montagne du Serendip19 et Eve du côté de la ville de Djjeddah, en Arabie Saoudite, à quelques mètres de la mer Rouge. Elle a vraiment manqué de chance, car elle aurait pu atterrir aux Seychelles20, à un jet de pierre de là. Finalement au bout de 200 ans, Dieu eut pitié d'eux et Il leur permit de se réunir à la Mecque.


Selon d'autres textes hébraïques encore plus anciens, Gabriel servit de témoin à Eve lors de son mariage avec Adam. D'après les musulmans en revanche, ce dernier demanda alors à Dieu la permission de construire un sanctuaire, identique à celui qu'il avait vu au Paradis, afin qu'Eve et lui pussent Le prier et Lui rendre hommage. Une fois cette première église  Kabba  achevée, Gabriel descendit du Ciel pour expliquer à Adam combien de tours il devait effec­tuer autour de ce sanctuaire afin de rendre un hommage parfait au Seigneur, car, lui dit-il « au Paradis, les Anges tournent autour de son Trône dans un cercle infini et éternel ».

Dans l'Histoire et Vie d'Adam et Eve, révélée par Dieu à son serviteur Moïse et enseignée par l'Archange Michaël21, un texte de facture chrétienne cette fois, on apprend aussi qu'à la mort d'Adam, Dieu demanda à Gabriel, à Michel et à Uriel d'embaumer son corps et de le rouler dans trois draps de lin et de soie. Des années passèrent. Puis vint le Déluge, la Grande Inondation qui emporta tout sur son passage, y compris la Kaaba qui sera reconstruite par le prophète juif Abraham, aidé de son fils Ismaël. Une autre légende précise qu'au moment où Ismaël cherchait une pierre pour marquer l'angle de la nouvelle cons­truction, il reçut lui aussi une visite de l'Archange. Gabriel lui désigna un immense bloc de roche venant du Paradis ( une météorite ) qu'il posa au coin de la Kabba. Cette pierre, connue aujourd'hui sous le nom de « Pierre Noire » ( Hajr al Aswad ), était « aussi pure et blanche que le lait, mais devint totalement noire au contact de toutes les mains des pécheurs ». Et l'histoire continue : les textes hébreux de la Bible expliquent que le peuple arabe est né de l'union de monsieur Abraham et de mademoiselle Agar, la servante égyptienne de sa femme, comme quoi Emile Zola n'a rien inventé. Les bonnes habitudes remontent loin. En effet, Sarah, la femme légitime d'Abraham ne pouvant avoir d'enfant, ce dernier se rabattit sur Agar qu'il rendit enceinte du premier coup. Mais très peu de temps après, Sarah tomba elle aussi enceinte. De crises de jalousie en scènes de ménage  c'était son enfant qui devait hériter des privilèges, et pas celui de la bonne  Abraham fit alors quelque chose de très lâche, il répu­dia la servante Agar qui fut contrainte à s'enfuir dans le désert avec son fils Ismaël, texte raconté par la Bible dans la Genèse 21 :


« Et l'Éternel visita Sara comme il avait dit, et fit à Sara comme il en avait parlé.

Et Sara conçut, et enfanta à Abraham un fils dans sa vieillesse, au temps fixé dont Dieu lui avait parlé.


Et Abraham appela le nom de son fils qui lui était né, que Sara lui avait enfanté, Isaac. (...)

Et l'enfant grandit, et fut sevré le jour où Isaac fut sevré.

Et Sara vit rire le fils d'Agar, l'Égyptienne qu'elle avait enfanté à Abraham 

Et elle dit à Abraham : Chasse cette servante et son fils; car le fils de cette servante n'héritera pas avec mon fils, avec Isaac.

Et cela fut très mauvais aux yeux d'Abraham, à cause de son fils.

Et Dieu dit à Abraham : Que cela ne soit pas mauvais à tes yeux à cause de l'enfant, et à cause de ta servante. Dans tout ce que Sara t'a dit, écoute sa voix ; car en Isaac te sera appelée [ une ] semence.

Et je ferai aussi devenir une nation le fils de la servante, car il est ta semence.

Et Abraham se leva de bon matin, et il prit du pain et une outre d'eau, et les donna à Agar, les mettant sur son épaule, et [ il lui donna ] l'enfant, et la renvoya.

Et elle s'en alla et erra dans le désert de Beër-Shéba.

Et l'eau de l'outre étant épuisée, elle jeta l'enfant sous un des arbrisseaux, et s'en alla et s'assit vis-à-vis, à une portée d'arc  ne voie pas mourir l'enfant. Et elle s'assit vis-à-vis, et elle éleva sa voix et pleura.

Et Dieu entendit la voix de l'enfant, et l'Ange de Dieu appela des cieux Agar, et lui dit : Qu'as-tu, Agar? Ne crains point, car Dieu a entendu la voix de l'enfant, là où il est.

Lève-toi, relève l'enfant et prends-le de ta main  devenir une grande nation.

Et Dieu lui ouvrit les yeux, et elle vit un puits d'eau; et elle alla et remplit d'eau l'outre, et fit boire l'enfant.

Et Dieu fut avec l'enfant, et il grandit, et habita dans le désert et devint tireur d'arc.

Et il habita dans le désert de Paran; et sa mère lui prit une femme du pays d'Égypte22».



Les textes hébreux précisent donc que l'Ange vu par la servante égyptienne Agar était Gabriel qui l'observa silencieusement avant de taper du pied sous lequel jaillit aussitôt une source d'eau.


Selon les textes arabes cités par l'historien Safdar Hussein « l'eau se mit à jaillir du sol pour la première fois sous les talons de l'enfant Ismaël dont le père Abraham avait émigré avec sa mère Agar dans ce pays inculte. Cette dernière avait continué à courir çà et là avec ardeur, derrière le mirage des sables mouvants, à la recherche de l'eau pour étancher sa soif. De là ce puits devint sacré et par la suite il acquit une sainteté supplémentaire en partageant le caractère sacré de la Kabba et de ses rites23». Cette source d'eau potable s'appelle aujourd'hui Zemzem et représente le puits divin par excellence, coulant à deux pas de La Mecque. Ismaël s'installa à La Mecque où il donna naissance à une nombreuse progéniture qui va devenir l